• La Déclaration

     

     

     Cliquez sur les photos pour les voir en grand

    Malaura

    Cliquer

    Malaura

    Cliquer

     

    Quand, dans un cœur aimant ce sentiment domine

    Et que plus amplement la rigueur l’examine

    Quand les feux mal éteints de ton regard ébène

    Inspire davantage un sentiment de peine

    Qu’irrémédiablement sous d’autres latitudes

    S’installe une profonde et longue solitude

    Je sais ce triste état, il se nomme habitude

     

    Voir la personne aimée verser d’amers sanglots

    Mais lui tourner le dos et partir sans un mot

    Sans demander pourquoi sans poser de question

    Comme si de rien n’était, cruelle preuve d’abandon !

    S’effacer lâchement sans tenter un seul geste

    Quel désamour flagrant, quelle preuve manifeste

    De ce bien triste état rongeant comme une peste

     

    Ou s’en remettre au temps pour effacer les traces

    Des mots inexprimés et des rancœurs tenaces

    S’enfuir tout simplement pour éviter les maux

    Les petits face à face, les remises à zéro

    Ou masquer sous des airs, des dehors de clémence

    Les signes sans équivoque de son indifférence

    De ce triste état là est la pire assurance

     

    Attacher son regard à d’autres beaux visages

    Voguer vers d’autres cieux, chercher d’autres rivages

    Comme un aventurier rechercher l’inconnu

    Quitter les territoires trop longtemps parcourus

    Mais subrepticement, sur la pointe des pieds

    Pour éviter les crises et les mauvais procès

    Ce triste état s’accorde souvent de lâcheté

     

    Quand, face à un cœur aimant accablé de détresse

    L’on refuse d’offrir un moment de tendresse

    Que l’on offrait jadis en baisers caressants

    Et qu’aujourd’hui l’on donne comme on donne aux manants

    Avec ce goût de vide vicié au bord des lèvres

    Ce peu de fantaisie et ce manque de fièvre

    Je sais ce triste état, ses attitudes mièvres

     

    Mon pauvre cœur épris devant cette évidence

    N’a qu’une échappatoire tirer sa révérence

    Et devant le constat qu’aucun amour perdure

    A l’ombre des regrets creuse sa sépulture

    Se résout aux adieux…

     

    Malaura

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 04:50

    Une sacrée déclaration avec un superbe coeur roge d'amour quelle texte accompagne le tout merveilleux.

    Amitié

    2
    jibie
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 05:53

    c'est la réalité toute crue  tellement bien dite


    bonne journée Malaura

    3
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 06:23

    The broken heart and ghostly lady fading away tell a very emotional story. Most excellent photography.

    4
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 06:46

    Cette déclaration est tellement réaliste et déchirante...Vos mots nous touchent beaucoup!

    Quant à l'illustration elle est très bien réalisée.

    Bonne journée.

    Amitiés

    5
    Anncy
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 08:41

    Joli texte, comme toujours Malaura, mais le gris de la seconde photo est plus raccord que le rouge, ou qu'un blanc ou noir. On s'étonne parfois des réactions que l'on a engendrées, et les plus beaux poèmes ne peuvent pas tout masquer. Les actes manqués sont souvent révélateur d'un conflit intérieur.

    6
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 09:52

    belles illustration d'un texte magnifique!! amitiés

    7
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 10:42

    Bonjour Laura, ta première photo avec le cœur, je la trouve magnifique, je te souhaite un bon mercredi, Dominique

    8
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 11:46
    veronique8

    Eh beh (même si je me fais tapper sur les doigts) tu n'as pas perdu beaucoup...C'est bien souvent au cours des ruptures que l'on découvre la vraie de vraie personnalité de ceux qui furent adulés.
    Sur quoi pleure-t-on ? 
    Connais-tu Francesco Alberoni ?

    9
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 13:59

    tout est dit : c'est du vécu que j'ai connu

    dominique

    10
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 14:45

    Mais, c'est un coeur tout chiffonné! Je trouve qu'il correspond bien à ce très beau poème.

    11
    *
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 15:39
    Declamer les griffures
    Sur une perle d'instant
    Une blessure invisible
    Comme la Vie en sang
    Des levres qui luttent
    Sur le radeau perdu
    Au creux de la tempete
    Des veines percees
    Un regard, un oubli
    le temps qui petrit
    Les amours etripes
    D'un temps qu'on pensait
    Brode de fils d'eternel
    12
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 15:45

    @ Véronique : Bonjour Véronique et merci pour ton commentaire. Non, je ne connais pas Francesco Alberoni, je vais me renseigner :) 

    Je tiens toutefois à souligner que le post d'aujourd'hui n'est qu'un poème illustré et rien d'autre...Bien sûr, les mots employés expriment un certain ressenti, comme quiconque a aimé un jour a pu en ressentir; mais c'est avant tout une sorte d'histoire tirée de certains aspects de la réalité. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé composé ce post et travailler sur le texte et les illustrations.

    Comme beaucoup de personnes du sexe féminin :) j'ai un caractère assez romantique et fleur bleue et j'aime écrire sur les choses tristes et les amours malheureuses; un poème qui ne s'adresse à personne en particulier et à tout le monde en général; un poème qui peut-être aura des résonances dans le cœur et l'esprit de certains, (je l'espère en tout cas) de ce que l'on peut ressentir lorsqu'un amour se meurt. Pour ma part, cet amour revêt le caractère d'un fantasme idéalisé, qui n'existe certainement que dans mes rêves...

    Merci de ta présence ici qui est toujours pour moi un soutient et un grand plaisir. Bien amicalement :)

     

    Et Grand Merci à tous ceux qui contribuent, par leurs mots et par l'expression de leurs émotions, à habiter "Le voyage immobile" d'une belle âme amicale et poétique. 

    13
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 16:59

    Ce coeur est telluriquement beau !

     

    Amitiés poétesse.

    14
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 17:37

    Excellent series!


    Amazing & lovely!!!!!

    15
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 17:59

    Bonjour Malaura,

    un très beau texte tellement vrai , il est magnifiquement bien illustré avec ces deux très belles photos, ma préférence va la deuxième. Une excellente déclaration, j'aime beaucoup.

    Passe une bonne fin de journée.

     

    16
    Adela Fonts
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 18:50

    Le texte est idéal... exprime des sentiments que je peux comprendre bien ! J'aime les lire!... Des images également excellentes. 

     

    Je partage votre passion pour l'écriture... elle libère problèmes intimes... comme faire de la photographie!. Nous sommes chanceux d'être en mesure d'exprimer nos sentiments dans diferents expressions artistiques ... Ravi de te rencontrer ici... !

    Amitiés, Adela

    17
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 19:10

    un poème troublant, émotions à fleur de peau… 

    18
    Mercredi 17 Septembre 2014 à 19:11

    The words and pictures are touching

    19
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 09:01

    Voila un coeur ouvert qui nous brise le coeur. Magnifique. Quelle pudeur du noir et blanc.

     

    20
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 09:22

    Sang pour sang réussis: poème et images à coeur  ouvert!


    Bonne journée chal-heureuse!

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    21
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 10:58

    Bonjour ,un poème bien écrit ,triste ,et la chanson  ajoute à la tristesse.

    bonne journée.

    22
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 11:49

    Bonjour

    Quel grand et beau coeur aimant; quelle belle plume pour sortir des vers aussi expressifs!

    Merci du passage sur mon blog

    Bonne journée

    23
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 12:14

    J'adore la première illustration et bravo pour le texte, j'aime.
    Bonne journée à toi

    24
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 15:00
    francinea

    bonjour, ça nous est arrivé un jour... comme le chante Brassens, il n'y a pas d'amour heureux ouch  je te souhaite une bonne journée bisous

    25
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 15:01
    didier

    Le coeur est superbe d'écarlate usé, comme tout coeur ayant connu l'amour.

    l'indifférence est une triste chose...

    Au risque de lasser :) , je te laisse quelques mots pour une autre fin possible, j'espère... :)

     

    Des MOTS, des MOTS mi -froids, mi-chauds.......
    L'AMOUR en secours.
    Le MOTif ??
    un mal des MOTS !
    Mal d'éMOTion, ton coeur émail en pagaille.
    Moi sans MAUX mais sans MOTS
    Toi rêve de passion  au fil des MOTS.
    Un téléphone par MOT ment.
    Internet en MOT à MOT...
    Ton coeur en MOT if.
    Moi ? déMOTivé, MOT Coeur mais MOT queur par MOT bile...
    oubli les magiques MOments avec toi .
    Dérive d'habitude, passion en parenthèses.
    La vie en vis à vis.....l'amour en voisinage...

    Puis les MOTS contre les MAUX !!

    Les MOTS cris, les MOTS pleurs,
    les MOTS moches, les MOTS Mal,
    MOTS douleurs et MOTS laids...

    ................EMOTIONS.............

    Enfin,

    Les MOTS Aiment d'amour...


    Parler et parler encore,
    éMO llient et acidulé remède
    Tes MOTS m'emeuvent
    Tes MOTS j'aime
    Mes MOTS thèmes t'aiment...
    Tes MOTS en  méMOS,....
    Les miens sans mélo.......

    Tes Mots lovent leurs féminines volutes autour des miens.
    Mes MOTS livrent leur masculine tristesse aux soins des tiens.

    L'Amour en ondes brulantes et lancinantes
    Deux cœurs qui s'étonnent de s'être oubliés
    Trouver en l'autre son reflet, le double de son unicité.

    Gauche comme un Edwards aux mains d'argent,
    Sincère et Droit comme un Charlie dans une chocolaterie,

    Je te dis reste,.........
    Et je reste près de nous...

     

    Didier.

     

    Merci malaura,

    amitiés.

    26
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 15:01
    francinea

    bonjour, ça nous est arrivé un jour... comme le chante Brassens, il n'y a pas d'amour heureux ouch  je te souhaite une bonne journée bisous

    27
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 15:43

    @ Didier

    Tes MOTS Didier

    Me laissent sans MOTS  pour mes cents MAUX

    J’en reste MOTus ils sont si beaux

    A demi-MOT  tu « m’éMOTionne » et me MOTive

    En MOT-à-MOT je les MOdule, les méMOrise

    J’en fais mon monde et ma MOrale

    Savourant le MOment qui, en MOT-clé, ne ment pas

     

    Tes MOTS  MOsaïques sont le  MOTeur de mon cœur MObylette…

     

    Touchée, émue, ravie...et bien d'autres états encore à la lecture de ton fabuleux, intense et si émouvant poème. 

    Merci infiniment Didier de ta présence :)

     

     

    28
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 15:57

    Plaisir partagé. C'est une grande richesse que de pouvoir laisser apparaitre de temps en temps la sensibilité qui nous habite et laisser un peu de coté le paraitre du quotidien...Merci à toi Malaura...

    29
    Ptck
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 18:18

    Bonsoir Laura

    Je suis quand même trés scotché sur ton poéme !!! tu jongles bien et on dirait que çà coule tout seul !!

    Pas de maux de tête , mais cent mots je repars avec !

    5***** pour ton article du jour

    A bientot Biz

    30
    Vendredi 19 Septembre 2014 à 08:52

    ce deuxième cliché ne me fait pas déprimer mais le coeur me rend bien plus sensible mais j'ai ma préférence pour la dernière au fil de tes mots

    31
    Vendredi 19 Septembre 2014 à 17:30

    wow, awesome! love the broken/torn heart. expresses the concept very well.

    32
    Samedi 14 Mars 2015 à 19:09
    julie

    "Et devant le constat qu’aucun amour perdure" ...

    Si, si... celui que l'on rêve sans jamais consommer, peut parfois perdurer... Au risque de s'y perdre... 

    Merci pour tes mots... :)

    Bonne soirée Malaura...

    33
    Samedi 14 Mars 2015 à 20:57

    @ Julie : oui, tu as raison, l'amour platonique, fantasmé, idéalisé, perdure certainement, "au risque de s'y perdre", mais il a sûrement aussi comme un petit goût âcre d'inachevé... :) Merci infiniment de ta présence qui me ravit. Belle soirée à toi Julie.

    34
    Dimanche 15 Mars 2015 à 08:21
    julie

    Certes pour "l'inachevé"... Mais que est plus facile à supporter, le regret ou la déception  ?  Tu sais Malaura, des mes propres "erreurs" de jeunesse j'ai appris que l'herbe est toujours plus verte ailleurs... quelques jours seulement... :( Parfois plus longtemps, heureusement... :)

    Bon dimanche à toi... :)

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :