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    Le vieil homme et le murMalaura

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    Le vieil homme et le murLe vieil homme et le mur

    Tous les jours, depuis plus de dix ans, depuis que ses enfants l’avaient mis à l’hospice comme un vieil encombrant qu’on met au garde-meuble, il venait s'asseoir là, sur ce banc…Son banc. Puis il  tournait un peu la tête et regardait le mur, un vieux mur de briques rouges…Son mur.

    Et tous les jours depuis plus de dix ans, le vieux mur de briques rouges lui faisait un don merveilleux, l’offrande d’une mémoire retrouvée. 


    Sous les yeux du vieil homme, il s’animait. Devenait liquide. Ondoyait. Peu à peu se transformait. Puis il s’ouvrait, s’ouvrait, s’ouvrait jusqu’à laisser apparaître un tableau magnifique, un paysage d’eau et de lumière, tout droit sorti du passé du vieil homme, lorsqu’il naviguait sur les eaux argentées de la Méditerranée.


    Le vieil homme et le murC’était d’abord  un petit bout de côte brune, un front de mer miroitant sous le soleil naissant. Là-bas à l’horizon, des crêtes ocre se découpaient lentement sous un ciel rehaussé d’or, et la mer, vaste étendue céruléenne, se dévoilait tout entière aux regards,  immuable, puissante, éternelle.

    Immobile et serein, le vieil homme restait là, des heures durant, le regard perdu au large, de petites vagues venant lécher le banc et mourir à ses pieds, tandis que le bruit du ressac envahissait l’espace. Lent, pénétrant, régulier comme le cœur battant en cet instant dans sa poitrine de vieil homme.

    Et ainsi, tous les jours, depuis plus de dix ans, à cet homme qui avait su voir au-delà des briques rouges, le mur dévoilait ses trésors, révélant pour lui seul  ses entrailles de vagues.

    Le soir venu, le vieil homme se levait péniblement et regagnait à petits pas l’hospice de vieillards.

    Mais avant de partir, il se tournait vers le mur et disait :

    « A demain mon ami, je reviendrai demain… »

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    Parfum d'agrumesMalaura

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    A l’aube où lentement s’effilochait la brume,

    Il régnait dans l’air frais comme un parfum d’agrumes,

    Fragrance acidulée effleurant les narines,

    S’entremêlant gaiement à la brise marine.

    Et lorsque tendrement apparut le soleil,

    Lorsqu’il vint caresser de ses rayons de miel,

    Le jardin silencieux engourdi de sommeil,

    Qui puisait dans l’éther la force de l’éveil ;

    Bruissant au gré du vent dans des rêves caducs,

    Les fruits gorgés de vie exhalèrent leurs sucs.

    L’espace s’étourdit du parfum des oranges,

    Et chatouilla les cœurs telle une plume d’ange.

    Promeneur solitaire, au gré de tes errances,

    Si tu perçois un jour cette douce fragrance,

    Qu’il flotte autour de toi comme un parfum d’agrumes,

    A l’aube ou lentement s’effiloche la brume,

    Arrête-toi céans, laisse-toi enivrer,

    Respire à pleins poumons l’odeur des orangers,

    Car, dans ces rares moments où les sens s’harmonisent,

    Où le corps et l’esprit unis se tranquillisent,

    Il flotte sur le monde comme un temps suspendu ;

    Ephémères instants précieux et bienvenus,

    Qui mettent du baume à l’âme et pour un temps très court,

    Auréolent les hommes des parfums de l’amour.

    Promeneur solitaire, partage ce secret, découvre ce mystère,

    L’humaine condition te sera moins austère.

    Dans les exhalaisons de fleurs de Néroli

    Réside la Beauté, la sève de la vie.

    Malaura

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    Couloirs blancs

    Murs blancs

    Chambres blanches

    Lits blancs

    Draps blancs

    Blouses blanches

    Chariots blancs

    Silence blanc

    Humeur…grise…

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    Revenir, revenir

    Se perdre et revenir

    Revenir, revenir

    Vous perdre et revenir

    Dans les bruits odorants d’une machine à café

    Dans les sons crépitant d’un poste de radio

    Dans le chaos des rues, dans vos regards muets

    Revenir pour enfin vous retrouver

    Comme un soldat qui rentre de la guerre

    Et pose son barda en ouvrant grand les bras

    Refaire le chemin

    Qui me conduit vers vous

    A petits pas légers

    Dans l’aube d’un nouveau jour

    Revenir à la vie

    Et vous dire bonjour…

     

     

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    Je vais devoir m'absenter pendant quelques temps.

    Des événements viennent parfois bouleverser l'existence et il faut y faire face.

    Je ne pourrai pas être très présente sur vos blogs et assidue dans mes commentaire pendant un certain temps. Ne m'en veuillez pas, je me rattraperai dès que possible.

    Merci à tous pour vos visites, merci d'avoir été là.

    A bientôt

     

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    Raconte-toiMalaura

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    Tu as peur des gens qui passent
    Dans ta vie ou sur le trottoir d'en face
    Tu as besoin qu'ils te regardent
    Et pourtant tu restes là sur tes gardes

    Raconte-toi

    Tu écris aux visages que tu as vus
    En quadrichromie, à la une des revues
    Tu leur dis je te regarde est-ce que tu me vois
    Dans le brouillard de ma ville où j'ai si froid

    Raconte-toi

    Envoie toutes sortes de messages
    Aux inconnus et lucioles de passage
    Prends le parti du risque et des erreurs
    Le silence est toujours complice ou trompeur

    Raconte-toi

    Prends des feuilles 21 x 27, un stylo
    Une caméra super 8, un magnéto
    Regarde à l'intérieur de tes rêves et dans les journaux
    Toute la folie du monde est dans ton cerveau


    Raconte-toi

    Yves Simon

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    Et par de-là l'espace, et par de-là le temps

    Par de-là le silence et par de-là l'absence

    En regardant le ciel, c'est vers toi que je tends

    Malaura

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