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    La bicycletteMalaura

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    Sentir le vent sur son visage, l’air vif qui pique les yeux, la vie qui irrigue les veines, pédaler à perdre haleine, dévaler la colline, parcourir les chemins, humer le temps, la tête libre, l’âme sereine, le cœur délié,  ne plus penser à rien, rien qu’à ce bonheur simple de la bicyclette…

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  • Little GirlMalaura

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    PetiteMalaura

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    Une poupée à Auschwitz

    Sur un tas de cendre humaine une poupée est assise 

    C’est l’unique reliquat, l’unique trace de vie.
    Toute seule elle est assise, orpheline de l’enfant
    Qui l’aima de toute son âme. Elle est assise
    Comme autrefois elle l’était parmi ses jouets
    Auprès du lit de l’enfant sur une petite table.
    Elle reste assise ainsi, sa crinoline défaite,
    Avec ses grands yeux tout bleus et ses tresses toutes blondes, 
    Avec des yeux comme en ont toutes les poupées du monde
    Qui du haut du tas de cendre ont un regard étonné 
    Et regardent comme font toutes les poupées du monde.

    Pourtant tout est différent, leur étonnement diffère 
    De celui qu’ont dans les yeux toutes les poupées du monde 
    Un étrange étonnement qui n’appartient qu’à eux seuls.
    Car les yeux de la poupée sont l’unique paire d’yeux 
    Qui de tant et tant d’yeux subsiste encore en ce lieu, 
    Les seuls qui aient resurgi de ce tas de cendre humaine, 
    Seuls sont demeurés des yeux les yeux de cette poupée 
    Qui nous contemple à présent, vue éteinte sous la cendre,
    Et jusqu’à ce qu’il nous soit terriblement difficile 
    De la regarder dans les yeux.

    Dans ses mains, il y a peu, l’enfant tenait la poupée,
    Dans ses bras, il y a peu, la mère portait l’enfant,
    La mère tenait l’enfant comme l’enfant la poupée,
    Et se tenant tous les trois c’est à trois qu’ils succombèrent 
    Dans une chambre de mort, dans son enfer étouffant.
    La mère, l’enfant, la poupée,
    La poupée, l’enfant, la mère.
    Parce qu’elle était poupée, la poupée eut de la chance.
    Quel bonheur d’être poupée et de n’être pas enfant ! 
    Comme elle y était entrée elle est sortie de la chambre, 
    Mais l’enfant n’était plus là pour la serrer contre lui, 
    Comme pour serrer l’enfant il n’y avait plus de mère. 
    Alors elle est restée là juchée sur un tas de cendre,
    Et l’on dirait qu’alentour elle scrute et elle cherche
    Les mains, les petites mains qui voici peu la tenaient.
    De la chambre de la mort la poupée est ressortie

    Entière avec sa forme et avec son ossature,
    Ressortie avec sa robe et ses tresses blondes,
    Et avec ses grands yeux bleus qui tout pleins d’étonnement
    Nous regardent dans les yeux, nous regardent, nous regardent.

     

    Moshe Shulstein (1911-1981), poète yiddish

    « Ces voix toujours présentes », Anthologie de la poésie contemporaine européenne concentrationnaire. 

     

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    L'EtrangerMalaura

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    Où vas-tu l’Etranger sur cette plage déserte ? Tu traînes ton mal-être sous un ciel de canicule.

    Le sable brûlant sous tes pas te renvoie à ta solitude et à ta morne indifférence. 

    Tu as un revolver dans la poche Etranger, et aujourd’hui, tu vas tuer un homme.

    Il n’aura pas de nom, pas de corps, pas de visage. Il sera juste l’Arabe, mort sous le soleil de plomb d’une plage d’Alger.

    Il n’y aura que cette rencontre sur les dunes désertes ; il n’y aura que ce soleil accablant et cette lumière étourdissante. Il n’y aura que ce regard ardent, et cet éclat de lame. Il n’y aura que la paume de ta main serrant la crosse du revolver et le bruit déchirant de « quatre coups brefs frappés à la porte du malheur ».  

    Il n’y aura que la fatalité de ton geste défiant l’absurdité du monde dans un dernier élan de rébellion.

    Il n’y aura que ta quête éperdue de lumière et ta soif d’absolu dans un monde déshumanisé et sans appel.

    Il n’y aura de sens que dans l’inéluctabilité de la mort.

    Etranger….tu t’appelles Meursault…Aujourd’hui  ta mère est morte et  tu n’as pas versé de larmes…

    Malaura 

     

    En pensant à « L’étranger » d’Albert Camus

    L'EtrangerMalaura

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    Soleil NoirMalaura

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    Il est le soleil noir de ma mémoire

    L’éclat diapré de mes rêves secrets

    Il est comme la fumée qui s’enfuit en volutes

    Impalpable fantôme de mon âme, de mon esprit

    Il est comme les gouttes sombres sur la vitre

    Qui roulent sans bruit dans le matin gris 

    Il est comme les yeux fauves des chats

    Qui transpercent la pénombre amère

    Il est le silence qui meurtrit

    De celui qui n’existe pas.

    Mais parfois, dans l’abîme de mes nuits

    Je le sens briller en moi

    Etrange et fugace soleil noir

    De ma mémoire endolorie

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    Les mots pour le direMalaura

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    Je n’ai plus les mots pour le dire

    Enfermée dans la prison de mes émotions,

    Mon clavier-cage fait ruisseler les lettres

    Et pleurer en runes ruines les mots que j’aurais pu t’écrire

    Et toi, où es-tu dans nos mots d’aujourd’hui ? Déjà si loin de nos maux d’autrefois

    A combien de pages de notre histoire ? A combien de mots de nos amours d’antan ?

    Et tandis que sur d’autres épaules tu dessines des lettres d’ombre et de lumière

     Je reste dans une forêt vide de mots

    Et tandis que sur d’autres ventres tu réécris un alphabet d’ivresse,

    Avec la ferveur de ces mots qu’on épelle dans le noir des cœurs à corps

    A mots couverts moi, je bredouille des mots fous, appelant à corps à cris des mots qui se tiennent cois

    Mon clavier-cage enferme tous les abécédaires que j’aurais pu t’écrire

    Mots doux, mots murmurants, mots susurrants, mots parfumés…

    Petit culte de mots que je fleuris dans l’ombre de ma nuit syllabique

    Sur l’autel syllabaire de nos amours détruits…

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    L'autre côtéMalaura

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    "Tu baignes dans le songe, tu perds pied en toi-même.

    Ta pensée est sans fond. Le temps te creuse et te ravine.

    Tu voudrais faire escale sous un azur nouveau.

    Tu es un puits de chair plein de chimère."

    Jean-Michel Maulpoix, Une histoire de bleu

     

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    Pour temps...Malaura

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    Temps suspendu, temps immobile

    Temps incertain des lendemains

    Temps des amours, temps des regrets

    Le temps perdu, le temps gâché

    Le temps passé à hésiter

    Le temps des doutes, temps de déroute

    Temps d’amertume, temps solitaire

    Le temps passé à ne rien faire

    Et celui des « si c’était à refaire… »

    Le temps qui passe, qui jamais ne revient

    Tant de temps, oui tant de temps,

    Et pas de temps à perdre…

    Temps présent qui se conjugue

    Trop vite au passé, No future,

    Temps sans avenir dans

    Un temps à attendre le pire

    Que suit le temps des soupirs

    Et le temps de vivre

    Et le temps de mourir

    Celui léger des espérances

    Celui-là lourd de déceptions

    Le temps où je n’ai pas su dire

    Le temps où tu n’as pas su montrer

    Tant de temps, oui tant de temps,

    Si peu de temps en définitive

    Quand vient le temps de dire

    Hélas ! Tant pis pour nous…

     

    Et pourtant tu sais, j’aurais tant aimé…

    Prendre le temps…

    Malaura

     

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