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Dépouillement...
Hier, au pied du calvaire je suis montée.
A ses pieds de granit, comme une offrande j’ai déposé
Le fardeau de mes craintes, le poids de mes douleurs
Tous mes espoirs déçus et toutes mes tristesses
J’avais rêvé trop grand, j’avais rêvé trop fort et trop intensément
J’avais oublié que la vie était là, au-dehors,
Et tout autour de moi, à éprouver, à ressentir,
Avec la force de sa chair, avec le rouge de son sang.
Hier, au pied du calvaire je suis allée.
A ses pieds de granit, j’ai déposé
Mes rêves avortés, mon illusoire amour et ma désespérance,
Et j’en ai fait un tas...petit amas ombreux comme des feuilles mortes.
Quand le vent s’est levé il a tout dispersé.
J'ai vu tous mes tourments, mes larmes et mes rêves
Dans un déchirement de mon cœur endeuillé
S’effacer dans le ciel dans les lueurs du soir.
Je me suis relevée...Et je sentais la vie
Battre dans ma poitrine.
Malaura