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Où vas-tu l’Etranger sur cette plage déserte ? Tu traînes ton mal-être sous un ciel de canicule.
Le sable brûlant sous tes pas te renvoie à ta solitude et à ta morne indifférence.
Tu as un revolver dans la poche Etranger, et aujourd’hui, tu vas tuer un homme.
Il n’aura pas de nom, pas de corps, pas de visage. Il sera juste l’Arabe, mort sous le soleil de plomb d’une plage d’Alger.
Il n’y aura que cette rencontre sur les dunes désertes ; il n’y aura que ce soleil accablant et cette lumière étourdissante. Il n’y aura que ce regard ardent, et cet éclat de lame. Il n’y aura que la paume de ta main serrant la crosse du revolver et le bruit déchirant de « quatre coups brefs frappés à la porte du malheur ».
Il n’y aura que la fatalité de ton geste défiant l’absurdité du monde dans un dernier élan de rébellion.
Il n’y aura que ta quête éperdue de lumière et ta soif d’absolu dans un monde déshumanisé et sans appel.
Il n’y aura de sens que dans l’inéluctabilité de la mort.
Etranger….tu t’appelles Meursault…Aujourd’hui ta mère est morte et tu n’as pas versé de larmes…
Malaura
En pensant à « L’étranger » d’Albert Camus
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