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La pluie tombe sur mon front
Le vent caresse la courbe de mes hanches
La neige couvre mes épaules de son duvet blanc
Les yeux fixés vers un point d’horizon
Sur mon socle de marbre, je vois passer les saisons
Et mon cœur de pierre s’épanche en rêves impossibles
J’aimerais qu’un jour mes pieds de pierre
Se transforment en sabots
Pour devenir cheval et courir au galop
Courir, courir à perdre haleine
Au plus loin de la terre
Là où plus rien ne pèse…
J’aimerais qu’un jour mes ailes de pierre sculptée
Se transforment en longues plumes irisées
Pour devenir oiseau et voler dans l’air bleu
Et planer, planer au-dessus des nuages
Au plus loin du ciel
Là où plus rien ne pèse…
La pluie tombe sur mon front
Le vent caresse la courbe de mes hanches
La neige couvre mes épaules de son duvet blanc
Les yeux fixés vers un point d’horizon
Je regarde passer les saisons…
Je n’ai pour moi que mes rêves de liberté
Mais ils demeurent à jamais
Bien serrés au creux de mon âme de pierre
Là où désormais plus rien ne pèse…
Malaura